Circuit de Carole : préparation minutieuse, puis choc d’un autre concurrent

Circuit de Carole : préparation minutieuse, puis choc d’un autre concurrent

J’attendais avec impatience ce deuxième rendez-vous 2018 en Coupe de France Promosport 600 CC les 5 et 6 mai 2018. Le week-end s’annonçait positif jusqu’à ce qu’un autre pilote me percute dès le premier tour de course.

Le mois d’avril a filé au rythme d’un chrono d’accélération après la première manche du championnat à Lédenon. J’ai réparé la moto qui gardait des marques de la chute là-bas. Je me suis occupé de changer la boite de vitesses de mon camion. J‘ai travaillé ma préparation physique. Je suis allé m’entraîner à Carole quelques jours avant l’épreuve avec ma Yamaha R6. J’apprécie ce circuit court (2,055 km) qui offre des enchaînements variés, de gros freinages, une parabolique intéressante. Le circuit a été conçu spécifiquement pour les motards contrairement à d’autres qui accueillent également l’automobile. A Carole, il faut soigner ses trajectoires et sa position sur la moto. Cette exigence vaut pour tous les circuits, mais elle se vérifie particulièrement sur les pistes les plus techniques.

Je suis parti là-bas décidé à ramener de gros points. Mon cousin m’a rejoint le samedi. Au plan logistique, je logeais chez un ami à quelques minutes du circuit. L’occasion de dormir dans un bon lit, de prendre des douches chaudes, de me détendre dans un cadre plus confortable que mon camion qui, quoique pratique, ne dispose pas des équipements d’un motorhome de Top Team en F1.

Les essais se sont bien passés. Je prends du plaisir sur cette moto, encore plus qu’en 500 CC l’an dernier. Elle est saine. Je fais corps avec elle. Je comprends ses réactions et sa sensibilité aux réglages. Après deux week-ends de course, je suis convaincu que nous signerons de belles performances ensemble.

Je me suis qualifié en dixième position. J’aurais pu faire mieux car j‘ai été gêné dans chacun de mes tours rapides. J’ai choisi une stratégie, économiser mes pneus pour les deux courses du dimanche. Lorsque je me suis arrêté après quatre tours, j‘occupais la septième place sur la grille. J’ai légèrement rétrogradé en fin de séance. Je suis cependant resté fidèle à ma tactique, préserver les pneumatiques. A moi de prendre le meilleur départ possible avec des gommes en bon état !

Dimanche matin, l’heure de vérité. Je suis concentré, bien décidé à gagner des places d’entrée, à ramener de gros points. Je suis sixième au premier virage. Un drapeau rouge interrompt la course. J’apprendrai plus tard dans la journée qu’un accident s’est produit et qu’un de mes camarades pilotes a été blessé. Un nouveau départ va être donné. Je m’élance confiant. Soudain, après trois cents mètres de course, un choc m’éjecte de la moto. Me voilà projeté sur le bitume, les vibreurs, avant de finir dans l’herbe. Des impacts violents, une douleur fulgurante à la main droite, l’impression désagréable d’avoir affronté un champion du monde des poids lourds sur un ring de boxe. La course de Carole se termine déjà pour moi. Direction le poste médical du circuit, puis l’hôpital en ambulance.

La suite ne fera pas partie de mes bons souvenirs de course. L’attente aux urgences avec mon camarade d’infortune blessé au premier départ. Un diagnostic m’autorisant à sortir à condition de voir des médecins dès mon retour à Saint-Malo. Mon pouce droit est cassé, c’est certain, et l’état des tendons devra faire l’objet d’examens complémentaires. Mon cousin attend dans la salle d’attente. Il me ramène au circuit. Nous rangeons le matériel dans le camion et prenons la route du retour dans sa voiture. Je ne peux pas conduire le camion. Ma famille viendra le chercher au début de la semaine.

Le lundi 7 mai, j’ai mal partout, pas seulement à la main. Je prends les rendez-vous médicaux qui s’imposent. Une opération du pouce et des tendons n’est pas exclue. La nuit du mardi au mercredi, je souffre tant du dos que je me rends aux urgences par sécurité. Pas question de prendre le risque de laisser passer une lésion à la rate ou aux reins. Je sors rassuré à ce niveau. Il reste à rencontrer le chirurgien le mercredi matin. Aucune opération ne sera nécessaire. Il va juste falloir me montrer patient. Le praticien estime le temps de réparation de l’os à un mois. Merci le casque et l’airbag qui m’ont protégé.

Je suis évidemment déçu de ne pas conclure ce week-end de Carole par un bon classement et des points au championnat. En outre, je serai forcément absent lors de la prochaine manche à Croix en Ternois les 2 et 3 juin. Il faut guérir, réparer la moto dont le carénage a souffert, entretenir ma condition physique, mon mental, trouver si possible un complément de budget qui aidera à compenser les conséquences de la casse. Je vais tirer profit de cette pause forcée pour réviser la moto et parfaire mon organisation sur les week-ends de course. Je vous en reparle prochainement.

Je serai de retour à Pau les 23 et 24 juin. Car je vous garantis que ma motivation et l’envie de piloter restent intactes. Les aléas font partie du sport. Le principal, c’est d’apprendre à les surmonter et de revenir plus fort. Je suis conscient de l’impact des courses sans points sur mes chances de classement au championnat 2018. Rien ne m’interdit néanmoins de viser de grosses performances sur les cinq manches qui resteront à mon retour. Grégory Leblanc qui me coache à certaines occasions et le président du moto-club sont satisfaits de mes performances dans une catégorie que je découvre cette saison. Je suis déjà dans le coup et je progresse à chaque tour de roues. J’aurai certainement roulé sur piste avant la prochaine épreuve. J‘y crois. J‘y arriverai.

Au moment de conclure ce récit de mon week-end au circuit de Carole, je tiens à remercier tous les partenaires qui m’aident ainsi que tous les amis et supporters qui me suivent, prennent de mes nouvelles, manifestent leur sympathie. Des soutiens qui font chaud au cœur dans un moment difficile. Je reviendrai bientôt avec de meilleures nouvelles !

Baptiste Felgerolles

Merci:
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